Les salles de classe de Glendon à l’avant-garde de la technologie

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VOLT, le magazine d’actualité de TFO destiné aux adolescents francophones et francophiles (et à leurs parents), mettra en ondes au cours des prochaines semaines, à une heure de grande écoute (de 18h30 à 19h00), une émission sur une nouvelle technologie présentement à l’essai dans les salles de classe de Glendon : le « cliqueur », ou « système de réponse personnalisée » (SRP).
Comment cela fonctionne-t-il ? Chaque étudiant a sa manette, un cliqueur, qui ressemble à une télécommande, avec des boutons chiffrés. Le cliqueur est en fait un émetteur sans fil à rayonnement infrarouge, qui communique avec un ordinateur central. Les étudiants peuvent répondre aux questions et enregistrer leurs réponses d’une simple pression sur un bouton, et les résultats sont affichés instantanément, ce qui permet de mesurer sur-le-champ leur compréhension. Le logiciel installé dans l’ordinateur peut même prendre les présences, calculer les notes et fournir des relevés, pour chaque étudiant ou pour le groupe, ce qui réduit un peu la lourdeur de la tâche des professeurs.

Evelyne Corcos, professeure au Département de psychologie de Glendon, y dirige le projet pilote, qui se déroule parallèlement à un projet similaire à Osgoode Hall de York. « Organiser un cours ou un test avec cette technologie demande plus de préparation, mais les bénéfices sont très concrets, de dire Mme Corcos. Chaque segment du cours doit être programmé, de l’information générale aux questions et réponses. Mais ça laisse plus de temps pour les activités créatives en classe, et je sais sur-le-champ si les étudiants – quelques uns seulement, ou le groupe entier – me suivent et sont capables de répondre aux questions. Cet outil répond aussi aux besoins d’étudiants qui présentent des handicaps particuliers. » La réaction immédiate permet au professeur d’accorder plus d’attention aux aspects qui demandent des explications poussées, et de repérer les étudiants en difficulté.


Le système plaît beaucoup à Émilie Lavoie et Renée Gauthier, étudiantes en 3e année de psychologie. « Ça aide à se préparer pour les cours et pour les examens, parce qu’on sait exactement ce qu’on maîtrise ou ne maîtrise pas », dit É. Lavoie. « Le retour immédiat sur la matière, et l’information détaillée disponible grâce au programme rendent l’étude plus facile, ajoute R. Gauthier. Je choisirais ce système [s’il était disponible pour tous les cours], parce que je sais que ça m’aide dans mon travail ». Comme la plupart des jeunes de leur génération, les deux étudiantes se sentent à l’aise avec la technologie informatique et comprennent rapidement le fonctionnement du cliqueur, et ses possibilités.

Mario Therrien, qui est directeur du Service de technologie de l’information (STI) à Glendon et à Osgoode, considère que Glendon est un endroit idéal pour faire l’essai du SRP. « Dans de petites classes, c’est très facile pour le professeur d’obtenir la participation des étudiants, de vérifier les résultats et d’évaluer l’efficacité de l’outil, dit-il. En ce moment, pendant le projet pilote, Glendon reçoit l’équipement gratuitement. Mais, si le cliqueur s’avère aussi efficace que nous l’espérons, ce ne sera pas un système très coûteux à installer. »

Un bidule de plus ? Certes, « c’est simple et amusant, mais ça marche bien aussi », de dire Mme Corcos. D’autres universités font l’essai du SRP ou l’utilisent déjà, dont McGill, Queen’s, Ryerson et U.B.C. « Je suis convaincue que ça fait une différence », dit Mme Corcos. Ses recherches montrent que les résultats aux tests sont nettement meilleurs quand les étudiants utilisent le cliqueur. Cet outil permet l’accès immédiat à l’information, enregistre tout ce qui est dit en classe, facilitant du coup la révision, et permet à plusieurs étudiants ou à un groupe de participer simultanément à l’échange avec le professeur.

« Mais c’est seulement l’un des outils qui peuvent améliorer la façon dont un cours est donné. Il y en a d’autres, comme Quickplace ou PowerPoint, ajoute-t-elle. Et nous ne devons pas oublier qu’aucun moyen mécanique ne remplace le professeur, ou l’immédiateté, en classe, de la présence d’autres étudiants. »

Cet article a été proposé par l’agente de communications de Glendon, Marika Kemeny.


Publié le 8 November 2005