L’élite étudiante choisit la nouvelle École des affaires publiques et internationales de Glendon

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Qu’est-ce qui pousse les meilleurs étudiants vers une école ou un programme en particulier? Des cours pertinents et intéressants, d’excellents professeurs et un mandat clairement défini qui fait écho à leurs buts et à leurs aspirations, certainement. Or voilà justement ce que la nouvelle École bilingue des affaires publiques et internationales de Glendon (ÉAPI) leur promet. La première cohorte d’étudiants en a franchi les portes l’automne dernier, un groupe de candidats ambitieux triés sur le volet, qui ont des visées claires et s’attendent à recevoir une éducation de première qualité.

L’ÉAPI fait partie d’un réseau de facultés d’études supérieures de la région de Toronto qui se spécialisent dans les politiques et l’administration publiques. Mais l’ÉAPI de Glendon jouit d’avantages considérables sur les autres établissements : de petits groupes qui travaillent en séminaires; le caractère interdisciplinaire de son programme, qui couvre une grande diversité de sujets et constitue une assise solide pour la compréhension des affaires publiques actuelles; l’exploration du contexte international, qui se fait par l’étude d’organisations tant canadiennes qu’internationales; et plus que tout, le caractère entièrement bilingue du programme. L’ensemble de ces qualités forge un programme de maîtrise d’une qualité exceptionnelle, qui n’a pas son pareil dans le milieu.

Dix-huit étudiants brillants, issus de tous les horizons universitaires, se sont inscrits à ce programme d’élite du niveau de la maîtrise (MAPI). Ils peuvent travailler aussi bien en anglais qu’en français, et sont prêts à relever le défi d’un programme d’études entièrement bilingue, c’est-à-dire à remettre leurs travaux et examens dans la langue d’enseignement des différents cours. Le cursus de première année est obligatoire. Il est conçu pour munir les étudiants d’une solide connaissance générale de leur champ d’expertise et leur offrir l’occasion de participer à toutes les activités offertes, qu’il s’agisse de cours, de colloques ou d’activités hors programme. Les contacts quotidiens et le fait de suivre les mêmes cours, de participer aux mêmes discussions leur ont permis de former un groupe cohésif, qui partage temps d’étude et vie sociale. Les avantages d’une telle dynamique vont sans dire.


De gauche à droite - Quelques étudiants du MAPI : Alice Gheorghiu, Edgar Aldrin Bartolome, Bethan Dinning et Adrienne Novak

La Torontoise Adrienne Novak a obtenu un B.A. (avec mention) en études européennes, sciences politiques et sociologie de l’Université de Toronto. Elle a participé à plusieurs programmes d’été à l’étranger : à Bonn, en Allemagne; à Tours, en France; et à Oxford, au Royaume-Uni, ce qui lui a permis d’acquérir la maîtrise du français et de l’allemand. « Parce que je venais d’une grande université, je n’avais pas l’habitude des petites classes, ni des introductions rationalisées comme celle que nous avons reçue à Glendon l’automne dernier au sujet de la formulation des politiques. Mais j’ai compris assez vite la complexité qui entoure la mise au point des politiques, et j’ai bien aimé les différents cours sur les multiples aspects des politiques publiques. Je comprends maintenant qu’il est nécessaire de se familiariser avec un grand nombre de thèmes précis pour commencer du bon pied l’étude des politiques publiques. » Les étudiants de la MAPI n’ont pas pour seule responsabilité d’étudier la matière enseignée dans les cours, ils doivent également assurer l’enseignement de certains aspects de la matière, une occasion trop rare… et un défi considérable.

Edgar Aldrin Bartolome, d’Ottawa, est titulaire d’un B.A. en études françaises et linguistique de l’Université Queen’s, de Kingston, d’un certificat en études internationales du Centre d’études internationales [International Studies Centre] de la même université situé à Herstmonceux Castle, dans le Sussex, au Royaume-Uni, ainsi que d’un diplôme approfondi de langue française de la Sorbonne. En plus de l’anglais et du français, il maîtrise le philippin - tagal, l’italien, l’espagnol et l’allemand, et connaît les rudiments de plusieurs autres dialectes des Philippines. Avant de venir vivre au Canada, il a vécu aux Philippines et en Arabie saoudite, et a voyagé dans de nombreuses parties du monde. Il a excellé tout au long de son parcours universitaire, et vise maintenant une carrière aux Affaires étrangères, ou ailleurs dans la fonction publique fédérale.

« Je suis enchanté de mes cours à la MAPI, déclare-t-il, et très impressionné par les professeurs qui nous enseignent : ce sont des universitaires respectés, qui créent un milieu énergique et stimulant. L’un de mes cours préférés est la série hebdomadaire de colloques, Le Canada et sa place dans le monde. Nous avons la chance exceptionnelle d’interagir avec des personnalités éminentes, et de discuter de questions importantes et des événements de l’actualité. » La MAPI et le campus de Glendon répondent tout à fait à ses attentes, en offrant une éducation supérieure de grande qualité dans un milieu formé d’étudiants et d’employés amicaux, talentueux et motivés. « C’est un milieu universitaire et social très enrichissant. »

Bethan Dinning est originaire de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique. Elle est diplômée de l’Université d’Ottawa, où elle a obtenu un B.A. (avec mention très bien) en sciences politiques et un certificat de français langue seconde. Polyvalente, elle était membre de l’équipe de curling de la Colombie-Britannique lors des Jeux du Canada en 2004, et récipiendaire du prix « Les vedettes de la ville » d’Ottawa, en 2006, pour ses résultats exceptionnels en matière de service à la clientèle. À son entrée à la MAPI, elle avait déjà cultivé un intérêt pour le développement et l’aide étrangère. Grâce aux cours suivis à Glendon, et à la suite de discussions avec ses professeurs et ses camarades, ces intérêts se sont élargi pour inclure désormais de nouveaux champs d’études. « J’espère un jour travailler dans le domaine du développement, ou peut-être aux Affaires étrangères, mais tout en découvrant de nouvelles possibilités, j’essaie de ne pas fermer de portes. Nos professeurs nous laissent la liberté d’étudier ce qui nous intéresse et de faire le lien avec les cours. » Elle se joint au concert enthousiaste qui encense le colloque hebdomadaire, dont les conférenciers « […] ont ouvert des perspectives intéressantes et ont remis en cause certaines de mes idées sur des questions comme l’immigration, la liberté de culte et la responsabilité de protection. »

Alice Gheorghiu, une étudiante francophone qui vient de Montréal, est titulaire d’un B.A. de l’Université de Montréal avec double concentration en communications et sciences politiques. « J’ai tout de suite été attirée par le programme [de MAPI] et par l’image incroyable qu’il projette. Rattaché à un établissement de grand renom où enseignent des professeurs prestigieux, il offre des cours qui vont sans aucun doute m’aider à atteindre mes objectifs. Comme tous les nouveaux programmes, il a besoin de temps pour donner la pleine mesure de son potentiel et nous sommes chanceux de faire partie de ce processus – l’occasion est unique. En ce qui concerne les cours et les possibilités offertes aux étudiants, je les trouve étonnants et stimulants, nous sommes forcés de nous poser des questions. » Quant à ses plans pour l’avenir, Alice Gheorghiu se demande si, avec sa maîtrise en poche, elle cherchera à occuper un poste au gouvernement ou s’engagera dans des études doctorales. « Mais, quel que soit mon choix, avec la MAPI je suis certaine de pouvoir compter sur une formation solide, qui va enrichir mon expérience et les situations qui se présenteront, quelles qu’elles soient. Je suis heureuse et fière d’appartenir à la première promotion de la MAPI ! »

L’un des aspects déterminants du programme de MAPI est qu’il offre la possibilité de passer une session dans les meilleures universités, au Québec et à l’étranger, ce qui permet aux étudiants de perfectionner leurs compétences linguistiques et de profiter des forces propres à chaque établissement. L’Université Laval, à Québec, et l’Université de Strasbourg, en France – où siège le parlement européen – ne sont que deux exemples d’occasions de ce genre. La possibilité de suivre la première année de cours à Glendon et la seconde en France, ce qui aboutirait à un double diplôme de maîtrise, est également en cours d’étude. « Notre programme propose l’étude des affaires publiques avec une approche très englobante », indique Roberto Perin (à droite), professeur d’histoire à Glendon et directeur du programme de maîtrise de l’ÉAPI. « Nous formons des spécialistes, pas seulement pour des postes au gouvernement, mais aussi pour des postes dans des organisations non-gouvernementales et internationales, comme l’ONU et la Croix-Rouge. » Il souligne les avantages du contact étroit et personnel entre les étudiants et leurs professeurs. « Les professeurs connaissent chacun de leurs étudiants, leur personnalité et leurs buts, leurs aptitudes, leurs diplômes et leur apport individuel au programme. Cela nous permet de régler en douceur les problèmes qui peuvent survenir. » Il mentionne également le fait que les étudiants suivent tous exactement le même programme la première année, ce qui crée un esprit de corps et une ambiance constructive qu’ils peuvent partager l’année d’après avec le groupe suivant.

L’École organise des stages pendant les mois d’été, ce qui ajoute aux cours suivis en classe un apprentissage par l’expérience. Les étudiants du programme manifestent beaucoup d’enthousiasme pour ces stages et attendent avec impatience les offres définitives. L’accueil de stagiaires est en négociations actuellement avec la fonction publique du Canada, au Bureau du vérificateur général, à la Direction générale de l’apprentissage et à la Direction de la politique du marché du travail; avec le ministère québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes, et avec d’autres organismes. La première fonctionnaire fédérale en résidence à Glendon, Diane Morissette, est un maillon important dans cette chaîne, comme dans d’autres, d’ailleurs. Cadre supérieure du gouvernement fédéral, tirant profit d’une expérience très étendue, elle a pour mandat, pendant ses deux années à Glendon, de tisser des relations, de découvrir les talents et de faire circuler les idées, et de servir d’agent de liaison pour le recrutement et les stages au sein de la fonction publique canadienne. « Je me trouve au carrefour des différentes dimensions de l’École : stratégiques, administratives, universitaires, sociales et interpersonnelles, explique-t-elle. C’est très stimulant d’avoir un rôle à jouer dans l’émergence et la consolidation d’une nouvelle organisation, surtout quand les gens autour ont un regard neuf et l’esprit ouvert. »

Michael Barutciski (à gauche), professeur agrégé, est responsable de l’organisation du colloque hebdomadaire tant vanté, Le Canada et sa place dans le monde. En plus de ses responsabilités liées à la MAPI, il est directeur du département d'études pluridisciplinaires. Il fait sa spécialité de sujets tels que la diplomatie, l’immigration et le droit international. « Les étudiants que nous attirons représentent la nouvelle réalité du Canada : une génération nouvelle de jeunes gens futés, très à l’aise avec les aspects multiculturels de villes comme Toronto, qui ont adopté les deux langues officielles et sont en mesure de réfléchir de façon critique sur les mythes de la politique canadienne ou les excès de la rectitude politique. Alors que les générations précédentes défendaient ardemment des politiques idéalistes en matière de bilinguisme ou de multiculturalisme, nos étudiants, qui ont bénéficié de ces combats et de ces politiques, sont sans doute en meilleure posture pour évaluer, dans des perspectives nationales, internationales et transculturelles, les problèmes nouveaux qui émergent dans nos sociétés. » Le professeur Barutciski enrichit l’École de son expérience d’enseignement d’une décennie dans des programmes semblables, dans différents pays. Et tous les professeurs de la MAPI apportent leurs diverses spécialités et une abondance d’expérience congruente au programme.

L’École des Affaires publiques et internationales et son programme de maîtrise sont la concrétisation de la vision qui anime depuis longtemps son directeur, Kenneth McRoberts (à droite), principal de Glendon et professeur de sciences politiques. Son but est de faire de l’École, et de Glendon en entier, un point de rencontre entre les francophones et les anglophones canadiens, un lieu où ils peuvent bâtir des relations et une vision des choses qui se traduiront par des avancées sur le plan national et mondial. « Cette école est un prolongement direct de la mission fondatrice de Glendon, qui est de préparer pour l’arène publique des leaders bilingues, et c’est une grande récompense de voir ce projet en train de se réaliser avec des étudiants si prometteurs. »

Un article de Marika Kemeny, agente des communications de Glendon


Publié le 6 March 2009