Marc Audette a participé à DiVA, la foire consacrée à l’art des nouveaux médias, à Manhattan

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Marc Audette enseigne les nouveaux médias et la photographie au Département des arts visuels du Programme des beaux-arts de l’Université York, et un cours sur les arts visuels au Département d’études pluridisciplinaires de Glendon. Il est aussi conservateur de la Galerie Glendon et président du comité de la programmation de la galerie depuis quatre ans.
Marc Audette est également un artiste en nouveaux médias ayant à son actif une liste impressionnante d’expositions individuelles et collectives, à Toronto, Montréal, Hull et Banff, ainsi qu’en France. Et, tout récemment, M. Audette, ainsi qu’Alexandre Castonguay, professeur de nouveaux médias au Département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa, a participé à DiVA, la première foire aux États-Unis consacrée exclusivement à l’art numérique et vidéo. DiVA a eu lieu dans le Lower Manhattan du 11 au 13 mars. Destination internationale pour les collectionneurs, les marchands d’œuvres d’art, les musées, les conservateurs et les artistes, DiVA réunissait les travaux novateurs et variés de plusieurs artistes en nouveaux médias qui explorent et repoussent les frontières numériques.

MM. Audette et Castonguay ont exposé à DiVA sous l’égide de PFOAC (Pierre-François Ouellette art contemporain), une galerie d’art contemporain de Montréal qui vend les œuvres d’un groupe d’artistes multidisciplinaires aux horizons variés : photographie, dessin, sculpture, installation et travaux connexes sur papier. La participation de M. Audette à cette foire prestigieuse est une marque de reconnaissance de ses réalisations et de sa place importante dans le monde de l’art des nouveaux médias.

Gauche : l'Intuition d'Ovide 1, 1994, cibachrome
135 x 70 cm, par Marc Audette



À cette occasion, M. Audette a présenté
O/Eau 2005, une projection vidéo et des épreuves chromogènes de plusieurs dimensions. L’artiste a déclaré : « L’image, y compris l’image numérique, est intimement liée aux grands traits de l’activité humaine comme la religion, la nationalité, l’appartenance et l’art. Cependant, l’image, tout comme le langage, n’est pas un véhicule neutre. Or, établir les normes idéales de l’image numérique, c’est imposer la forme du langage visuel à employer pour définir des concepts, des idées et des réalités – que ceux-ci soient présentés sur un écran cathodique, du papier imprimé, du papier photo ou encore sur une toile, puisque ce support peut aussi être imprimé. C’est ce lien subtil, mais si important, entre outils et œuvre, qui anime ma démarche. »

M. Audette s’intéresse à la création des images numériques depuis le milieu des années 80. Ses projets portent, depuis plusieurs années, sur les prétendus avancements que semble chaque fois apporter l’arrivée de nouvelles versions de logiciels servant à manipuler les images numériques. « Dans un monde où innovation technologique est synonyme d’investissements de sociétés, je me pose notamment la question suivante : quels sont les critères permettant d’apprécier la supériorité de ces progrès technologiques? », a précisé M. Audette.


Marc Audette a étudié les beaux-arts à l’Université du Québec à Hull et est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université York. Outre ses responsabilités à York et à Glendon, et son travail en tant qu’artiste, il s’est engagé dans plusieurs organisations depuis son arrivée à Toronto. Il est membre actif de Laboratoire, un lieu de production consacré à la recherche dans le domaine des arts visuels multimédias. M. Audette est aussi président et membre fondateur de l’AGAVF (l’Association des groupes en arts visuels francophones du Canada), une organisation ayant pour but de créer des événements artistiques dans tout le pays, et d’exercer des pressions – au nom des artistes – sur les organismes publics et privés dans le domaine des arts visuels. Depuis deux ans, M. Audette anime, à l’intention des artistes francophones se trouvant dans des situations minoritaires au Canada, des ateliers sur la manière de rédiger des demandes de bourses et de financement.

Article soumis par Marika Kemeny, spécialiste en communications du Collège Glendon


Publié le 23 March 2005